L’Usage du Monde, Voyage entre Nature et Culture

Au cinéma le 18 septembre 2024

Renouer avec le monde sauvage pour faire grandir notre humanité ?

À travers l’histoire et la préhistoire, depuis les peintures rupestres de la grotte Chauvet jusqu’aux débris laissés dans l’espace par les satellites d’Elon Musk, le film nous invite à une réflexion sur les sociétés humaines et les traces qu’elles laissent de leur passage sur terre.
Et si ce lien à la terre, à l’eau et aux autres espèces, était de même nature que celui qui nous relie aux autres ? Si seul un nouveau récit pouvait faire basculer l’histoire ?
Réinventer notre rapport au vivant, à l’agriculture et à la démocratie pourrait être les premiers mots jetés là en préambule pour écrire cette nouvelle histoire.

« Raconter c’est résister » Luis Sepulveda

Le mot de la cinéaste ! :

« L’Usage du monde est mon dernier film documentaire. Il mêle archives, récits, littérature et réel. C’est un voyage depuis la préhistoire à l’histoire, jusqu’aux luttes environnementales et sociales actuelles.

Scientifiques, historien, archéologue, philosophe, anthropologues - dont Claude Lévi-Stauss - expliquent le poids de la culture, des mythes et des préjugés dans notre rapport à la nature et à la domination. Une domination sur la nature sauvage, la terre et l’eau mais depuis longtemps aussi, domination sur les femmes et les « sauvages »...
Ceux qui s’activent au changement sur le terrain, nous montrent travaux pratiques à l’appui, un autre chemin. Militants, paysans, associations collectifs, forts de leur vigilance, de leur connaissance du réel et de la nature sauvage, avec pugnacité, reprennent le "pouvoir du dedans" plutôt que le "pouvoir sur" !

Rejoignons-les ! » - Agnès Fouilleux

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Les premiers retours de projections : la parole des pros ! :

Journée ACRIRA-GRAC dédiée au cinéma documentaire – Commentaire de Michel Driol, programmateur du cinéma Huit et demi/Fellini à Villefontaine :

"Avec un tel titre, Agnès Fouilleux se place à la fois sous le patronage de Nicolas Bouvier et du récit de voyage, et de Claude Levi-Strauss pour les liens entre nature et culture.
Et le film tient ses promesses, et explore la façon dont nos cultures (au sens très large) disent le lien que nous avons avec la nature.

Voyage dans le temps (depuis les grottes ornées de peintures animalières) jusqu’à aujourd’hui, voyage dans l’espace (depuis le voyage dans la lune de Méliès jusqu’aux centres d’enfouissements de nos déchets), le film a le mérite de faire découvrir que la thématique de la protection de la nature ne date pas de la fin du XXe siècle, mais que l’humanité est restée sourde aux discours et théories allant dans ce sens. Jusqu’à quand ?

L’autre mérite du film est de convoquer différentes approches, qu’elles soient liées au récit, au mythe ou à la science pour dire la place que notre terre devrait entretenir au centre de nos préoccupations, avec un montage qui fait découvrir approches et problèmes – narratifs, scientifiques, sociaux, politiques – petit à petit.

De quoi nourrir de riches débats !"

Avec le soutien pour sa sortie en salles de :

Ligue de Protection des Oiseaux
France Nature Environnement
FNE AURA
Réseau Paysans de Nature
Réseau Connaître et Protéger la Nature
Réseau Terre et Humanisme
Journal Socialter
Association des Cinémas de Recherche Indépendants Rhône-Alpes

Vous êtes une association ? Contactez nous pour soutenir le film : admin@lesfilms.info

La peur des hommes face à la nature provient du fond des âges alors que nous n’étions que de simples proies parmi les autres animaux sauvages. Cette peur, au fil de l’histoire, s’est muée en une volonté de maîtrise et de domination totale sur un environnement que nous avons peu à peu asservi.
C’est l’histoire d’une culture, la nôtre. Avec elle, ce mythe du progrès et de la modernité, de la supériorité d’une partie de l’humanité sur le sauvage et « les sauvages », va s’installer sur l’ensemble de la planète, et fabriquer peu à peu le monde dans laquelle nous vivons.
Alors que les connaissances scientifiques, dès le 19ème siècle, auraient pu nous permettre de construire une société plus respectueuse du vivant, un capitalisme sans limite, en est resté l’axe principal de développement, laissant des traces indélébiles et des conséquences mortifères.
Il semble que de tous temps, la force des récits et des croyances, ait plus influencé notre évolution qu’une approche scientifique et rationnelle. Encore aujourd’hui, les scientifiques « crient dans le désert » et ne parviennent pas à changer le cours de l’histoire malgré les nombreuses alertes lancées…

Au fil du film, des historiens, anthropologues, analysent cette culture humaine qui s’est détachée peu à peu de la « nature ». Jean-Paul Demoule, Valérie Chansigaud, Jean-Claude Génot, Catherine Larrère, Ludovic Slimak, mais aussi Claude Lévi-Strauss, et les textes notamment de Henry David Thoreau, nous ouvrent à un autre regard sur cette relation. Des paysans, forestiers, écologues, porteurs d’une autre vision des interactions avec le vivant, organisent de nouvelles alliances, renouent ce lien abîmé.
Ils nous font comprendre à quel point une approche sensible, des connections subtiles, le lâcher-prise sur la domination, l’humilité, l’observation et l’écoute de cette nature est une opportunité pour vivre mieux.
Alors que l’extinction de milliers d’espèces vivantes, la modification accélérée du climat et les pollutions irréversibles de notre milieu nous emmènent vers une crise sans précédent, notre culture pourrait être entrainée par un nouveau récit, vers une autre réalité.
Et si notre rapport à l’environnement ne pouvait évoluer que par un changement culturel profond et majeur de nos perceptions ? Et si seule la culture pouvait faire basculer la société ?

Ce film raconte l’histoire des relations de l’homme avec son environnement, avec la nature et avec la domination.

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