Small is beautiful

C’est par ou demain ?

Le bon sens paysan qui faisait l’agronomie d’hier a peu à peu, depuis plus de cinquante ans, été remplacé par des logiques marchandes, qu’une poignée d’entreprises multinationales a réussi à imposer en prenant le pouvoir jusqu’au plus haut niveau. Les petites fermes polyvalentes et autonomes des paysans d’hier ont laissé la place à d’immenses “exploitations” qui portent bien leur nom...

" Small is beautiful est un vrai film utile, engagé et accessible, bien loin des effusions démagos de tous les prêcheurs verts tendances du moment. (...) Small is beautiful est un grand film citoyen, qui nous éduque et nous informe à cet effet, en privilégiant la proximité et la simplicité pour nous dire : maintenant c’est à vous de jouer."
Thomas Lecuyer - Brazil n°34

“ Loin d’asséner, comme ce fut souvent le cas, de belles images spectaculaires de légumes à perte de vue et de poulet en batteries, Small is beautifull donne à comprendre. (...) Agnès Fouilleux alterne discours et travaux pratiques, pour suggérer que le modèle dominant n’est pas une fatalité.”
Jean-Luc Douin - Le Monde du 10/11/2010

“ Il est rare de voir un film français aussi fort, porteur, engagé et de si bonne facture...” Myriam Gast Loup FIFE

“ Un film juste, mesuré, humain et une écriture cinématographique remarquable tant au niveau du travail de l’image qu’à celui du son.” Un internaute

Pourquoi, comment et au profit de qui la production agricole s’est-elle industrialisée au point de désertifier les campagnes, d’empoisonner l’eau et les sols, de stériliser les paysages, de confisquer les semences et d’affamer des millions de paysans dans le monde ?

Au delà des discours et des bonnes volontés politiques affichées, les conséquences de l’évolution de notre agriculture sont là : malbouffe, dégâts environnementaux irréversibles, conséquences sociales ...

Le constat de la mise à mal des quatre éléments fondamentaux qui assurent la souveraineté alimentaire à venir : l’eau, la terre, les semences, et la biodiversité est aujourd’hui alarmant.

Le film d’Agnès Fouilleux nous révèle pas à pas les mécanismes et les enjeux de la mondialisation et de la financiarisation de l’agriculture, face auxquels des résistances commencent à apparaître.

Après le Grenelle de l’environnement, alors que le “bio” a le vent en poupe, la réalité paysanne prouve que l’agriculture industrielle et la politique agricole commune nous amènent droit dans le mur...

Du paysan au chercheur, de la semence précieusement conservée au lobbyiste sans état d’âme de Bruxelles, ce tour d’horizon exhaustif suggère clairement, travaux pratiques à l’appui, que ce qui est petit, ou du moins pas trop grand est beaucoup plus “joli “pour notre avenir...

Pourtant tout ça risque d’être difficile à modifier... du moins tant qu’une minorité aura tant d’argent à gagner !

Alors réveillons-nous !!