RFO chiche !
Publié da         édition du 17 avril 2008

Internet se fait l’écho de la diffusion sur France Ô d’un reportage consacré aux Comores, Mayotte y compris, voir en encadré l’article paru dans “La Lettre de Malango” (L’actualité dans l’Océan Indien). Dans cet article, notre confrère termine par cette phrase : « Rendons hommage à France Ô d’avoir le cran de diffuser cet indispensable brûlot. Les chaînes diffusées dans l’Océan Indien (RFO Mayotte, RFO Réunion, TEMPO et TV5 Monde) auront-elles le même cran ? ».
Votre serviteur, ci-devant chroniqueur Télé, ne peut que s’associer à cette demande, et je renchéris : RFO chiche !
Il est certain que ce documentaire doit impérativement être diffusé ici même et à Mayotte. Au moment où je fais ce papier, on ignore si la station du Barachois a acquis les droits pour ce reportage, mais il est urgent que cette enquête soit diffusée à La Réunion et à Mayotte. “Un aller simple pour Maoré” ne doit pas rester confidentiel et vous pouvez compter sur moi pour réclamer sa diffusion à un horaire acceptable, et ceci, dans les plus brefs délais. En effet, c’est maintenant que l’histoire se fait, c’est ici et maintenant que les problèmes se sont faits jour. Nous retrouverons dans ce reportage tout ce que votre journal “Témoignages” ne cesse de marteler depuis des mois sur la crise comorienne.
 
“Un aller simple pour Maoré”
Ce mardi 15 avril à 15h10, la chaîne France Ô a diffusé un reportage explosif sur les rapports entre les Comores et Mayotte sur fond d’immigration clandestine. “Un aller simple pour Maoré”, un documentaire inédit d’Agnès Fouilleux de 80 mn qui jette un pavé dans le marigot de la Françafrique, en plein océan Indien. Précisément, entre les quatre îles de l’Archipel des Comores. “Un aller simple pour Maoré” fouille le quotidien le plus trivial pour décrire le présent et le passé d’une spoliation soigneusement tue. Depuis la création des milices anti-indépendantistes au début des années 1970 jusqu’à la remise en cause du droit du sol par le ministre François Baroin en 2005, Agnès Fouilleux révèle comment Mayotte (également appelée Maoré) a été confisquée par la France au mépris du droit international. Objectif : garder la main sur les Comores, base arrière idéale pour les opérations africaines (et notamment le commerce avec l’Afrique du Sud de l’apartheid). Trente ans de ce régime ont produit un résultat désastreux. Les Comores sont divisées et ruinées, Mayotte abrite des dizaines de milliers de clandestins exploités et misérables. Entre les deux, des milliers de migrants, les “morts Balladur”, n’ont pas survécu à la traversée en kwassa-kwassa. Pourtant, juridiquement, il n’y a aucune frontière entre les îles... “Un aller simple pour Maoré” cogne d’autant plus fort qu’il est solidement étayé. Porté par une réalisation soignée et originale, il assemble avec fluidité archives, reportages (à Anjouan et à Mayotte), entretiens (du préfet de Mayotte au passeur), chansons réalistes et plans fixes. C’est efficace, captivant. Et révoltant. Rendons hommage à France Ô d’avoir le cran de diffuser cet indispensable brûlot. Les chaînes diffusées dans l’océan Indien (RFO Mayotte, RFO Réunion, TEMPO et TV5 Monde) auront-elles le même cran ?
RFO chiche !
Article paru dans Témoignages le jeudi 17 avril 2008 (page 15)
 
 
 
 
 
                                                                            COMORES : VOIR : UN ALLER SIMPLE POUR MAORÉ 
                                                                                    d’Agnès Fouilleux,
                                                                                    Documentaire, 84 minutes
                                                                                    Auto-production, 2007
L’aller simple pour Mayotte est le parcours que font les Comoriens des trois autres îles de cet archipel depuis que le gouvernement Balladur en a fait des clandestins, en 1995, en instaurant un visa. Nous avons exposé à plusieurs reprise cette aberration et ses causes, mais ce film le fait d’une façon bien plus vivante, et in situ. Nos analyses y tiennent une place explicite.
De nombreux Mahorais veulent des clandestins pour leur faire des ménages et travaux à moindre coût. Cet ambulancier emploie des clandestins pour garder ses zébus pendant la journée. Il ne pourrait pas s’offrir des salariés réguliers, car il devrait leur livrer tout son salaire. Les clandestins sont donc la seule possibilité pour lui d’arrondir ses fins de mois avec les zébus. Surtout que s’ils leur commande des animaux volés, il les achètera au quart du prix du marché, et il pourra aller immédiatement les revendre.
Jusqu’en 1995, cette entreprise d’ébénisterie fort réputée à Mayotte exportait depuis Anjouan. Depuis, elle s’est installée de façon clandestine à Mayotte, et vend principalement aux fonctionnaires français, dont les gendarmes qui doivent les arrêter s’ils sortent de la maison où les sculpteurs sur bois sont installés. Dans son press-book, un coffre offert au président Chirac lors d’une visite sur l’île. C’est un exemple symptomatique.
Le visa force les Comoriens des autres îles à rester à Mayotte, au lieu d’y faire de brefs séjours. La chasse aux clandestins a décuplé sous l’impulsion des déclarations en 2004 de François Baroin, alors ministre de l’Outre-mer, sur le droit du sang. Le film nous entraîne dans l’univers cruel et absurde des incendies commandités par des maires, des soins médicaux obligatoires et interdits à la fois, des risques d’épidémies liés au refus de soigner un quart de la population. Le tout impulsé par le fantasme d’une nationalité française qui serait trop facile à obtenir...
Une honte de plus pour notre République, dont le représentant sur place, le préfet, nous expose, en bon « spécialiste » (pour reprendre le titre d’un film sur Eichmann), ses stratégies pour répondre aux objectifs chiffrés de déplacements forcés de populations.
Pierre Caminade
Sur le Web
  extraits sur
www.lesfilms.info/teaser
  Les plus de billetsdafrique.info : Sur le sujet, vous pouvez écouter en ligne la série d’émissions fait par Daniel Mermet sur Mayotte :
Mayotte : un confetti explosif
 
Publié le mardi 1er mai 2007
 
 
Télé-décryptages 
"Un aller simple pour Maoré" : Le brûlot !
 
Vous aurez compris que mon "Télédécryptages" est pour le moins exceptionnel et pour cause... Il est des moments où il faut faire des choix, il en de même pour les programmes télé (voir page 15).
Fin septembre 2005, François Baroin ministre de l’Outre-mer en visite à Mayotte, soulève un débat autour de l’application du droit du sol. Un tiers des 160.000 habitants de l’île française sont des clandestins et 85% des naissances leur incombent. Voilà le constat vu par un ministre de la République qui n’a pas conscience de l’histoire. Dans l’émission de Laurent Ruquier "On n’est pas couché" diffusé en différé ce samedi 31 mai 2008 sur Télé Réunion, François Baroin réitère ces propos avec l’appui du journaliste d’ultra droite Eric Zemmour, une nouvelle fois personne ne moufte et cela passe comme une lettre à la poste. François Baroin ré-insiste sur les dangers d’une immigration massive des comoriens sur un territoire français. Personne n’a relevé ni relève le caractère xénophobe de ce petit morceau d’émission. Alors, l’ensemble des invités est tout sourire et ce qui est plus grave tout le monde est ébahi par la force de caractère et le « courage » d’un homme de "conviction" ! On aurait presque envie de dire fermer le ban, si ce n’est qu’une nouvelle fois en métropole, dans un Talk-show on traite de politique par-dessus la jambe sans même se renseigner. Laurent Ruquier en amuseur public est très bon, mais lorsque le clown veut se faire intervieweur politique, là le bât blesse.
En effet, lorsqu’on veut intervenir sur un sujet, on se renseigne. Si Monsieur Ruquier avait le job de journaliste pour lequel il n’est pas fait, il se serait informé et il aurait pu se rendre compte que l’ancien ministre de l’Outre-Mer raconte n’importe quoi. Comment peut-on dire qu’une immigration massive comorienne vers Mayotte est un danger pour cette île Française ? On peut ergoter sur la situation de l’archipel de la lune et dire qu’il s’agit d’un imbroglio inextricable, mais dire que des Comoriens qui se rendent à Mayotte et qui y résident sont des clandestins, c’est pousser le bouchon un peu loin et c’est surtout remettre en cause ses propres paroles. Si on applique une nouvelle législation sur le droit du sol, immanquablement il ne demeurera que le droit du sang et alors là, il faudra m’expliquer comment rejeter à la mer des femmes et des hommes qui sont d’un même peuple, d’une même région et le plus souvent d’une même famille. L’intervention de François Baroin dans cette émission de divertissement est une nouvelle fois inappropriée et ce qui m’apparaît le plus triste, c’est de voir un journaliste qui me semblait un peu moins corne-cul qu’Eric Zemmour se fourvoyer dans ce tissu de propos mensongers proférés par l’ancien ministre et ce journaliste c’est Eric Naulleau. Il est dommage que ce dernier soit resté dans un sourire béat sans réagir. Alors je me dis qu’il faudrait peut-être envoyer à ces trois comparses une cassette du formidable documentaire que nous verrons ce soir sur Télé Réunion et qui s’il n’apporte pas de solutions, rétablit des faits dans ce drame qui se joue chaque jour aux Comores. Véritable brûlot, "Un aller simple pour Maoré" (Mayotte), diffusé ce soir à 20 heures sur Télé Réunion, raconte comment la France a mis la main sur l’archipel des Comores. Une enquête exceptionnelle qui éclaire le destin de gens plongés dans la misère par des stratégies géopolitiques peu reluisantes. La réalisatrice, Agnès Fouilleux, raconte :
« Mayotte possède des plages de rêve. Leur seul défaut : des cadavres viennent régulièrement s’y échouer. Depuis 1994 et l’instauration par le gouvernement Balladur de visas pour les ressortissants comoriens - au mépris des résolutions de l’ONU, on estime entre 4.000 et 5.000 le nombre de migrants disparus en mer en tentant de rejoindre Maoré. Ceux qui y sont arrivés se sont installés dans cette possession française où ils représentent un tiers de la population. Exploités mais indispensables à l’économie de l’île, ils sont les victimes d’une histoire qui exhale les pires relents de la Françafrique ». Une chose est tout de même bizarre, c’est pourquoi RFO a attendu si longtemps pour nous faire découvrir ce documentaire ? "Un aller simple pour Maoré" est une auto-production réalisée en 2007. La réalisatrice n’avait pas trouvé de télévision pour le diffuser après maintes péripéties. Ce documentaire n’a pas non plus bénéficié des subventions du CNC ni de la région Rhône-Alpes présidée par Jean-Jacques Queyranne, ex-ministre de l’Outre-mer qui avait fait modifier en 2000 le statut de Mayotte vers un plus fort ancrage à la France (qui reste illégal pour l’ONU). Finalement, France Ô a diffusé ce documentaire le lundi 14 avril 2008 et c’est seulement début juin qu’il est diffusé chez nous, même si c’est une bonne nouvelle que de le voir enfin sur nos petits écran, ce laps de temps qui sépare les deux programmations n’en demeure pas moins révoltant, "Un aller simple pour Maoré" est depuis longtemps en possession des programmateurs de la station du barachois et on est en droit de se poser la question de savoir si cette rétention est due à des manoeuvres politiques ou si plus simplement les programmateurs de RFO n’ ont aucun sens des priorités. Quoi qu’il en soit la programmation de ce film mérite qu’il ne passe pas inaperçu et il serait bon que des débats s’ouvrent après pour qu’enfin le drame comorien soit mis sur la table et que les acteurs majeurs de cette crise, notamment le gouvernement français, soient mis face de leurs responsabilités.
 
Brèves de Télé
• Enfin ! “Un aller simple pour Maoré”...
Cela fait longtemps qu’il a été diffusé sur France Ô, mais on ne sait pourquoi c’est seulement maintenant que les Réunionnais pourront découvrir ce documentaire événement “Un aller simple pour Maoré” ! Quoi qu’il en soit, c’est une bonne nouvelle même si cela fait un moment déjà que je peste contre ce retard. Ce documentaire qui dure 1 heures 20, réalisé par Agnès Fouilleux, reviendra sur le drame des kwassa kwassa et l’on pourra le voir en première partie de soirée lundi. On ne peut que remercier RFO qui n’a pas, cette fois, décidé de le programmer au cœur de la nuit. Lundi sera un jour important devant le petit écran, après le JT exceptionnel que nous proposera Antenne Réunion, c’est sur Télé Réunion qu’il faudra zapper pour voir le drame qui ne cesse d’être dénoncé dans cet archipel qui semble être maudit.
 
 
DOCUMENTAIRE-MERCENAIRE
Un aller simple pour Maoré
réalisé par Agnès Fouilleux
Critiques > 3 février 2009
 
En métropole, on sait peu de chose des confettis d’Empire que la France a conservés aux quatre coins du globe après le grand mouvement de décolonisation des années 50-70. Il ne faut pas compter sur les grands médias pour nous éclairer sur la situation historique, économique, sociale et administrative particulière de ce que depuis 2003 on nomme les « collectivités d’Outre-Mer ». C’est à partir de ce constat que la documentariste Agnès Fouilleux s’est rendue sur l’île de Mayotte – également appelée Maoré –, pour y dévoiler l’héritage désastreux de la Françafrique. Son film date de 2007, il sort directement en salles après avoir été refusé par les grandes chaînes de télévision – mais faut-il s’en étonner ?
 
Un aller simple pour Maoré paraît répondre aux cahiers des charges d’un documentaire télévisuel : construction linéaire, enchaînement d’interviews d’officiels, d’experts, de témoins et d’individus lambda entrecoupées par des scènes de la vie quotidienne elles-mêmes bercées d’extraits musicaux. Pourtant, aucune chaîne n’en a voulu, ni au stade de la production (le film est entièrement auto-financé et son générique annonce fièrement qu’il a été « réalisé sans le soutien du CNC et sans le soutien de la région Rhône-Alpes »), ni à celui de la diffusion : seule la petite France Ô s’est dévouée et l’a programmé en avril dernier. Mais le contenu explosif du film appelait plus qu’un simple passage sur une chaîne relativement confidentielle qui s’adresse prioritairement aux Français originaires d’Outre-Mer.
Car c’est un bien plus large public qui mériterait d’apprendre l’histoire trouble du référendum d’indépendance des Comores de 1975, les liens du mercenaire Bob Denard avec les services secrets français, les trafics avec l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid. Et ce sont tous les citoyens français qui sont concernés par le drame d’une population comorienne asphyxiée politiquement et économiquement par le néocolonialisme : c’est en notre nom qu’on l’a spoliée hier, et c’est encore en notre nom qu’aujourd’hui l’on stigmatise, traque et expulse les clandestins installés à Mayotte.
Un aller simple pour Maoré révèle une hypocrisie dont il est victime à son tour, en suscitant l’insidieuse censure des chaînes de télévision. Agnès Fouilleux a pourtant eu l’intelligence de réaliser un documentaire politique qui ne soit pas militant, c’est-à-dire à sens unique. Elle a ainsi interviewé le préfet de Mayotte, qui présente la version officielle complaisamment relayée par les médias français. Reste que le déphasage entre ce discours (et les extraits des reportages télévisés qui émaillent Un aller simple pour Maoré), et les autres témoignages recueillis par la réalisatrice, est accablant. Ainsi, lorsque le fonctionnaire terne se réjouit en termes purement comptables des « moyens supplémentaires » – dont deux radars, des avions et une présence accrue de la marine nationale... – qui seront bientôt mis en œuvre pour traquer et refouler des « clandestins » qui n’en sont pas du strict point de vue du droit international (l’ONU continue encore aujourd’hui de considérer cette île comme rattachée au territoire indépendant des Comores), songe-t-on au drame de ces Comoriens. Ceux-ci, poussés par le désespoir, bravent l’océan sur des embarcations de fortune et lui versent chaque année un lourd tribut estimé à plusieurs centaines de morts. Et l’on comprend pourquoi la France, « pays des Droits de l’Homme », sait parfois se faire si discrète lorsqu’il s’agit de défendre les peuples opprimés par d’autres grandes puissances coloniales.
On ne peut que se réjouir lorsqu’un réseau constitué de quelques salles d’art et d’essai combatives, comme le réseau Utopia ou l’Espace Saint-Michel à Paris, endosse la mission d’information citoyenne qu’une télévision soumise aux impératifs de l’audimat et aux pressions politiques ne sait plus remplir (au vu de certaines décisions récentes, ce n’est pas prêt de s’arranger). Un aller simple pour Maoré présente par ailleurs d’indéniables qualités formelles, qui justifient sa diffusion en salles : rigueur de la construction et du montage, clarté du propos, richesse de l’habillage musical – de belles chansons réalistes comoriennes et mahoraises, qui viennent soutenir et enrichir la démonstration plutôt que l’illustrer platement. Autant de raisons supplémentaires pour souhaiter au film de rencontrer son public et, qui sait, de relancer le débat sur l’influence française en Afrique et sur sa honteuse politique dite « d’immigration ».
Sébastien Carpentier
 
REVUE DE PRESSE - UN ALLER SIMPLE POUR MAORÉ
Agnès Fouilleux - Documentaire français. 1h24.
Film classé art et essai – soutien national SURVIE et RESF
 
 
Ils en parlent… les émissions à podcaster :
Cosmopolitaine FRANCE INTER du 08 02 09 invitée Agnès Fouilleux.
Studio 168 France CULTURE du 11 02 09 invitée Agnès Fouilleux.
L’Afrique Enchantée FRANCE INTER du 01 02 09.
La matinale sur Canal Plus, Xavier Leherpeur du 04 02 09 et du 18 03 09.
 
 
« Percutant comme un plaidoyer, passionnant comme un polar, militant comme un manifeste, un film à découvrir. L`envers du décor d`un paradis entièrement artificiel : Mayotte, territoire illégalement français de l`archipel des Comores. La cinéaste reconstitue avec rigueur et précision l`histoire de ce vol territorial dont se rendit coupable notre belle patrie il y a quelques décennies, puis revient sur ses tragiques conséquences humaines et sociales. »                                                                                                                                                          TÉLÉCINÉOBS - François Forestier
 
« C'est un pavé dans le marigot de la Françafrique, en plein océan indien. Un aller simple pour Maoré fouaille le quotidien le plus trivial pour décrire le présent et le passé d'une spoliation soigneusement tue.Un aller simple pour Maoré cogne d'autant plus fort qu'il est solidement étayé, porté par une réalisation soignée et originale...    
C'est efficace, captivant. Et révoltant »                                                                                                                   TÉLÉRAMA - Samuel Gonthier
 
« Un implacable réquisitoire ou Agnès Fouilleux remplit parfaitement ses devoirs de documentariste : circonstancier, décrypter et analyser. »                                                                                                                                                                               STUDIO - Xavier Leherpeur
 
«Un aller simple pour Maoré présente par ailleurs d’’indéniables qualités formelles, qui justifient sa diffusion en salles : rigueur de la construction et du montage, clarté du propos, richesse de l’habillage musical – de belles chansons réalistes comoriennes et mahoraises, qui viennent soutenir et enrichir la démonstration plutôt que l’illustrer platement.»
                                                                                                                                                                                                        CRITIKAT - Sébastien Carpentier
 
« Un documentaire précis et précieux sur la mécanique de la politique d'immigration aux relents néocolonialistes à Mayotte. Loin des mises enscènes politico médiatiques, Agnès Fouilleux est partie à la rencontre de ces candidats au départ, retissant les fils d’une décolonisation qui fit part belle à la manipulation (…) l’implacable réquisitoire de la réalisatrice exhume les faits, les dates, les archives, les résolutions de l’ONU»                                                                                                                                                                                                                L’HUMANITÉ - Rosa Moussaoui
 
« L’excellent documentaire de Agnès Fouilleux rappelle qu’un ministre de l’Outre-mer - François Baroin – a remis en cause le droit du sol à propos de Mayotte, ce qui dans le contexte local ne pouvait que provoquer des chasses à l’homme. »
                                                                                                                                           LE CANARD ENCHAÎNÉ - Frédéric Pagès
“Un aller simple pour Maoré est le fruit d’une longue bataille. Celle d’Agnès Fouilleux, qui a dû se débrouiller seule pour financer son film, avant de lutter pour le diffuser. Et le résultat mérite un coup de chapeau. Soigné aussi bien sur le plan stylistique que sur le fond, il dénonce les activités cachées de la République française (...) la situation méritait d’être traitée. Agnès Fouilleux l’a fait avec intelligence.”
                                                                                                                                                    LES YEUX ROUGES - Béatrice Mouédine
 
« Une enquête exceptionnelle qui éclaire le destin des gens plongés dans la misère par des stratégies géopolitiques peu reluisantes »                                                                                                                                                                                                    TÉMOIGNAGES - Philippe Tesson
 
«  (...) Produit avec peu, ce film éclaire une situation méconnue, d'ordinaire biaisée ou négligée dans les médias. Salutaire. »                                                                                                                                                  TÉLÉRAMA - Cécile Mury